
22 juillet 2007
Un dimanche d'été, à Venise. Vers 12h. Ça commence à taper.
Mais sur le campo Bandiera e Moro, devant l'église San Giovanni in Bragora, à deux pas de la place Saint-Marc, en cherchant bien on trouve encore un peu de fraîcheur et de calme.
En tout cas, elle était peinarde. Même pas daigné ouvrir un oeil ou réagir à l'approche d'énièmes touristes.
Un dimanche d'été, à Venise. Vers 12h. Ça commence à taper.
Mais sur le campo Bandiera e Moro, devant l'église San Giovanni in Bragora, à deux pas de la place Saint-Marc, en cherchant bien on trouve encore un peu de fraîcheur et de calme.
En tout cas, elle était peinarde. Même pas daigné ouvrir un oeil ou réagir à l'approche d'énièmes touristes.
par Sylvain/Kaonashi
publié dans :
... et sa tour penchée !
Zoom rapide sur une sélection de photographies extraites de Calli e canali in Venezia et Calli, canali e isole della laguna, deux ouvrages de Vues de Venise édités par Ferdinando Ongania dans les années 1890.
Etant fasciné par l'art photographique et la Sérénissime, je me suis penché sur les vues de Venise rassemblées par Ongania, dont certaines me surprennent par leur singularité, par le choix du point de vue, pour l'époque.
Etant fasciné par l'art photographique et la Sérénissime, je me suis penché sur les vues de Venise rassemblées par Ongania, dont certaines me surprennent par leur singularité, par le choix du point de vue, pour l'époque.

Ces moines devant l'église San Francesco del deserto, sur une île éponyme proche de Burano, posent-ils ? Toujours est-il que ce choix de cadrage me semble inédit parmi les images de Venise plus habituelles. Là c'est moins touristique, le recul par rapport aux trois moines permet de donner un sentiment de calme, d'introspection. Rien à voir avec l'image suivante.
Tout aussi surprenante et réjouissante, cette vue sur la corte nova Santa Catarina. Réjouissante à mes yeux car parmi la production photographique du XIXe siècle, je suis friand de ces images de la vie quotidienne de quartiers populaires (cf pour la même époque les travaux d'Eugène Atget à Paris, et la rétrospective actuellement à la BNF). S'il y a ici aussi une distance par rapport au sujet, on ressent très bien le bouillonnement de cette foule, on en entendrait presque les voix, les cris, les rires. Et, ça a beau être tout simple et naturel à cette endroit et à cette époque, cette "guirlande de verdure" répond harmonieusement aux cordages chargés de linge accrochés de part et d'autre de la calle.
Une dernière image saisissante : cette vue vers la lagune, l'église de la Salute, et la Giudecca, prise depuis le Lion de Venise en haut de sa colonne, au bout de la place Saint-Marc. À l'audace du point de vue s'ajoute la vision de Venise presque vide. D'après ce que j'ai compris, déjà à l'époque, pour avoir une telle image, il fallait la faire très tôt le matin, au risque d'avoir de nombreux touristes dans le champ.

Si vous aimez ces photos et voulez en voir de vrais tirages, certaines seront exposées en 2008 au Musée d'Orsay, dans le cadre de ces excellentes expositions de photographies du XIXe siècle.
Autre solution : comme il a eu de nombreux exemplaires de ces deux livres, il est toujours possible de s'en procurer un, dans diverses ventes aux enchères, ou en s'adressant dans cette librairie, par exemple. Le prix ? Enfin, pourquoi attacher tant d'importance à ce détail...
Ces trois reproductions sont reprises du site de la RMN, qui en présente 206 autres.
Autre solution : comme il a eu de nombreux exemplaires de ces deux livres, il est toujours possible de s'en procurer un, dans diverses ventes aux enchères, ou en s'adressant dans cette librairie, par exemple. Le prix ? Enfin, pourquoi attacher tant d'importance à ce détail...
Ces trois reproductions sont reprises du site de la RMN, qui en présente 206 autres.
par Sylvain/Kaonashi
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... et sa tour penchée !
Avril 2003.

Second séjour en Vénétie, nouveau détour obligé par la Sérénissime. Découverte de San Giorgio Maggiore, et de son campanile. D'un côté, la lagune et une vue imprenable sur quelques îles alentours. De l'autre, une vue symbolique de Venise, vue et revue.
Mais je suis touriste, après tout, pourquoi ne pas avoir moi aussi mon cliché de cette vue sur la Palais ducale (façade en rénovation, aujourd'hui les travaux sont terminés), la place San Marco et son campanile ?
En plus, il faut bien recoonaître que ça a de la gueule.
[photo argentique scannée, pellicule Ilford 3200]
Mais je suis touriste, après tout, pourquoi ne pas avoir moi aussi mon cliché de cette vue sur la Palais ducale (façade en rénovation, aujourd'hui les travaux sont terminés), la place San Marco et son campanile ?
En plus, il faut bien recoonaître que ça a de la gueule.
[photo argentique scannée, pellicule Ilford 3200]
par Sylvain/Kaonashi
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... et sa tour penchée !

Ah c'est sûr qu'il a une belle vue, le Saint-Georges, de là-haut. Mais en attendant, ça fait un peu bête, le bras qui pendouille...
[Photo argentique scannée, pellicule n&b Ilford Delta 3200, d’où le grain épais.]
par Sylvain/Kaonashi
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... et sa tour penchée !
19h

Comme dans toutes les grandes villes, le flâneur peut observer la routine dans ce qu'elle a de plus rébarbative : le chemin du retour, après une journée de boulot bien remplie.
Pour celle et celui qui découvrent la Sérénissime, ce train-train semble presque inconcevable : l'émerveillement d'une journée de déambulation à travers ces calli infinies et charmants campi feraient oublier que des gens vivent vraiment à Venise et y travaillent.
Pour celle et celui qui découvrent la Sérénissime, ce train-train semble presque inconcevable : l'émerveillement d'une journée de déambulation à travers ces calli infinies et charmants campi feraient oublier que des gens vivent vraiment à Venise et y travaillent.
par Sylvain/Kaonashi
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... et sa tour penchée !

