Texte Libre
Bienvenue dans L'ANTRE DE KAONASHI !
Ne faites pas attention au bazar et surtout au silence qui y règnent.
Ce n'est qu'un blog sans visage ("kaonashi") particulier, sans rien d'exceptionnel.
Juste là pour accueillir quelque envie soudaine ; de montrer une de mes photos dont je ne suis pas trop mécontent, d'écrire un peu sur un film, un bouquin,
une humeur ou de parler d'un site internet d'un blog qui vaut le détour, selon moi, à un moment donné.
Luchino Visconti aurait eu 100 ans aujourd'hui. Décédé en 1976, il a laissé derrière lui une oeuvre cinématographique rare - 14 films dont plusieurs sont presque invisibles - et précieuse par la méticulosité de son exécution et son influence sur nombre de cinéastes.
Mise à part la récente rétrospective intégrale de ses films à l'Institut Lumière, il ne semble pas y avoir d'autres formes d'hommage à Visconti pour cet anniversaire. En toute modestie, ce petit article va essayer de combler cet oubli.
Plutôt que de me perdre dans les éloges et l'emphase, voici une petite suite de commentaires subjectifs sur les films de Visconti et ma rencontre avec eux, dans l'ordre de découverte.
(NB : je ferais des ajouts et des retouches dans les jours à venir !)
Le Guépard (Il gattopardo, 1963)
Violence et passion (Gruppo di famiglia in un interno, 1974)
Mort à Venise (Morte a Venezia, 1971)
Senso (1954)
Les Amants diaboliques (Ossessione, 1943)
Ludwig (1972)
L'Innocent (L'innocente, 1976)
Les Damnés (La caduta degli dei, 1969)
Le Travail (Il lavoro, in Boccace '70, 1969)
Alla ricerca di Tadzio (1970)
Nuits blanches (Les notti bianche, 1957)
La Terre tremble (La terra trema: Episodio del mare, 1948)
Sandra (Vaghe stelle d'ellOrsa..., 1965)
[en contsruction...]
Bordeaux, août 2006

Heure d'or, mon amie !
Puisqu'il est temps de sauver une bonne fois pour toute cette page de la non-vie qui la caractérise depuis quelques jours/semaines/siècles, me revoilà.
Nouveau signe de vie, avec le début d'une nouvelle série d'"articles", tournant autour du cinéma.
Histoire de faire simple pour commencer, je me contenterai de copier l'ami Elias. Non pas en dessinant, ce ne serait qu'un gribouillage-repoussoir parfaitement inutile pour apprécier son talent.
Non. Je reprends la liste de mes 100 films préférés, établie il y a quelques semaines pour un sondage du forum dvdclassik.
Exercice crève-coeur et parfaitement inutile à la fois, duquel ressort ce que je considère comme une sélection de chefs-d'oeuvre incoutournable du 7e art. Je n'ai pas pu (et tout compte fait pas voulu) me limiter à un seul film par réalisateur, ça compliquait trop la tâche.
C'est parti.
2001, l'odyssée de l'espace (2001 : A Space Odyssey), de Stanley Kubrick, 1968
Aguirre, la colère de Dieu (Aguirre, der Zorn Gottes), Werner Herzog, 1972
A.I. intelligence artificielle (Artificial Intelligence: A.I.), de Steven Spielberg, 2001
Akira, Katsuhiro Otomo, 1988
Amarcord, Federico Fellini, 1973
Apocalypse Now redux, Francis Ford Coppola, 1979-2001
Ariane (Love in the Afternoon), Billy Wilder, 1957
Arizona Dream, Emir Kusturica, 1993
L'Armée des ombres, Jean-Pierre Melville, 1969
L'Arrangement (The Arrangement), Elia Kazan, 1969
Arsenic et vieilles dentelles (Arsenic and Old Lace), Frank Capra, 1944
L'Aurore (Sunrise: A Song of Two Humans), Friedrich Wilhelm Murnau, 1927
L'Aventure de Mrs. Muir (The Ghost and Mrs. Muir), Joseph L. Mankiewicz, 1947
Barry Lyndon, Stanley Kubrick, 1975
Blade Runner, Ridley Scott, 1982-1991
Blind Shaft (Mang jing), Li Yang, 2003
Le Bon, la brut et le truand (Il Buono, il brutto, il cattivo), Sergio Leone, 1966
Brigadoon, Vincente Minnelli, 1954
Buffet froid, Bertrand Blier, 1979
Cette sacrée vérité (The Awful Truth), Leo McCarey, 1937
Les Contes de la lune vague après la pluie (Ugetsu Monogatari), Kenji Mizoguchi, 1953
Créatures célestes (Heavenly Creatures), Peter Jackson, 1994
Cyrano de Bergerac, Jean-Paul Rappeneau (1990)
Les Damnés (La caduta degli dei), Luchino Visconti, 1969
Danse avec les loups (Dance with Wolves), Kevin Costner, 1990
Les Démons à ma porte (Guizi lai le), Jiang Wen, 2000
Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany's), Blakes Edwards, 1961
Le Dictateur (The Great Dictator), Charlie Chaplin, 1940)
Dolls, Takeshi Kitano (2002)
Dracula, Francis Ford Coppola, 1992
Les Duellistes (The Duellists), Ridley Scott, 1977
L'Enfance nue, Maurice Pialat, 1968
Les Enfants du paradis, Marcel Carné, 1945
Edward aux mains d'argent (Edward Scissorhands), Tim Burton, 1990
Elephant Man (The Elephant Man), David Lynch, 1980
L'Etrange noël de M. Jack (The Nightmare Before Christmas), Henry Selick, 1993
Excalibur, John Boorman (1981)
Fargo, Joel Coen (1996)
Faust, Friedrich Wilhelm Murnau (1926)
Frontière chinoise (7 Women), John Ford, 1966
Le Gouffre aux chimères (Ace in the Hole), Billy Wilder, 1951
Le Guépard (Il Gattopardo), Luchino VIsconti, 1963
Il était une fois dans l'ouest (C'era una volta il West), Sergio Leone, 1968
L'Impossible Monsieur Bébé (Bringing Up Baby), Howard Hawks, 1938
L'Incompris (Incompreso), Luigi Comencini, 1966
L'Inconnu (The Unknown), Tod Browning, 1927
Intendant Sanshô (Sanshô Dayû), Kenji Mizoguchi, 1954
In the Mood for Love (Fay yeung nin wa), Wong Kar-wai, 2000
Johnny Guitare (Johnny Guitar), Nicholas Ray, 1954
Kanzo Sensei, Shohei Imamura, 1998
Laura, Otto Preminger, 1944
Lettre d'une inconnue (Letter from An Unknown Woman), Max Ophuls, 1948
Lost Highway, David Lynch, 1996
Les Lumières de la ville (City Lights), Charlie Chaplin, 1931
Memories, de Kôji Morimoto, Tenzai Okamura et Katsuhiro Otomo, 1995
M le maudit (M), Fritz Lang, 1931
Les Moissons du ciel (Day of Heaven), Terrence Mallick, 1978
Mon voisin Totoro (Tonari no Totoro), Hayao Miyazaki, 1988
Le Narcisse noir (Black Narcissus), Michael Powell et Emereic Pressburger, 1947
Nos meilleures années (La meglio gioventù), Marco Tullio Giordana, 2003
Le Nouveau monde (The New World), Terrence Mallick, 2005
Oasis, Lee Chang-dong, 2002
Parle avec elle (Hable con ella), Pedro Almodovar, 2002
Pas de deux, Norman McLaren, 1968
Pluie noire (Kuroi ame), Shohei Imamura, 1989
Pompoko (Heisei tanuki gassen pompoko), Isao Takahata, 1994
Porco Rosso (Kurenai no buta), Hayao Miyazaki, 1992
Princesse Mononoke (Mononoke-hime), Hayao Miyazaki, 1997
Psychose (Psycho), Alfred Hitchcock, 1960
Les Quatre cavaliers de l'apocalypse (Four Horsemen of the Apocalypse), Vincente Minnelli, 1962
Rashômon, Akira Kurosawa, 1950
Reflets dans un oeil d'or (Reflections in a Golden Eye), John Huston, 1967
Rocco et ses frères (Rocco e i suoi fratelli), Luchino Visconti, 1960
Rome, ville ouverte (Roma, città aperta), Roberto Rossellini, 1944
Le Roi et l'oiseau, Paul Grimault, 1980
Scaramouche, George Sidney, 1952
Le Seigneur des anneaux (Lord of the Ring), Peter Jackson, 2001-2003
Série noire, Alain Corneau, 1979
Les Sept samouraïs (Shichinin no samurai), Akira Kurosawa, 1954
Seule dans la nuit (Wait Until Dark), Terrence Young, 1967)
Smoking / No Smoking, Alain Resnais, 1993
Star Wars, Georges Lucas, Irvin Kershner et Richard Marquant (1977-2005)
Sur la route de Madison (The Bridges of Madison County), Clint Eastwood, 1995
Taxi Driver, Martin Scorsese, 1976
Le Temps de l'innocence (The Age of Innocence), Martin Scorsese, 1993
Tess, Roman Polanski, 1979
Le Tombeau des lucioles (Hotaru no haka), Isao Takahata, 1988
The Truman Show, Peter Weir, 1998
Le Vent (The Wind), Victor Sjöström, 1928
Le Voleur de bicyclette (Ladri di biciclette), Vittorio de Sica, 1948
Yi Yi, Edward Yang, 2000
Et je ne peux m'empêcher de rajouter quelques "bonus" :
L'Homme qui voulut être roi, Une balle dans la tête,

(photo légèrement floue, tout ça grâce à paintshop pro qui merdouille quand je réduis les dimensions d'une image. Grumpf !)
(une fois n'est pas coutume, une photo prise par ma dulcinée !)Début juin.
Enfin je découvre Amsterdam !
Le cliché voudrait que, une fois au marché aux fleurs, je me balade dans les verts étalages pour trouver des plants ou des graines de "cabanis". Au lieu de ça, je tourne la tête et découvre ces énormes volets.
Vision étrange... mais déception de ne pouvoir reculer un peu plus pour mieux cadrer. Quoique ma copine a réussi, elle, à faire une photo plus que correct, comme vous pouvez le voir.
Photo prise avec un appareil numérique.
J'ai fait d'autres essais avec mon appareil argentique. Il va peut-être falloir que je pense à développer les pelloches, un jour.
Le choix du poème est d'ailleurs approprié : l'auteur n'était pas quelqu'un de forcément très joyeux... À vous de deviner l'auteur et le titre !
In spring of youth it was my lot
To haunt of the wide world a spot
The which I could not love the less-
So lovely was the loneliness
Of a wild lake, with black rock bound,
And the tall pines that towered around.
But when the Night had thrown her pall
Upon that spot, as upon all,
And the mystic wind went by
Murmuring in melody-
Then- ah then I would awake
To the terror of the lone lake.
Yet that terror was not fright,
But a tremulous delight-
A feeling not the jewelled mine
Could teach or bribe me to define-
Nor Love- although the Love were thine.
Death was in that poisonous wave,
And in its gulf a fitting grave
For him who thence could solace bring
To his lone imagining-
Whose solitary soul could make
An Eden of that dim lake.
En voici le texte adapté, avec un lien pour un petit extrait de la chanson.
In youth's spring, it was my lot
To haunt of the wide earth a spot
To which I could not love the less
So lovely was the loneliness
Of a wild lake, with black rock bound
And the tall trees that towered around
But when the night had thrown her pall
Upon that spot as upon all
And the wind would pass me by
In its stilly melody
My infant spirit would awake
To the terror of the lone lake
My infant spirit would awake
To the terror of the lone lake
Yet that terror was not fright
But a tremulous delight
And a feeling undefined
Springing from a darkened mind
Death was in that poisoned wave
And in its gulf a fitting grave
For him who thence could solace bring
To his dark imagining
Whose wildering thought could even make
An Eden of that dim lake
But when the night had thrown her pall
Upon that spot as upon all
And the wind would pass me by
In its stilly melody
My infant spirit would awake
To the terror of the lone lake
My infant spirit would awake
To the terror of the lone lake
Springing from a darkened mind
So lovely was the loneliness
In youth's spring, it was my lot
In its stilly melody
An Eden of that dim lake
An Eden of that dim lake
Lone, lone, lonely...

Unique essai de photo argentique sépia à ce jour (réalisée avec une pellicule Ilford XP 2 super 400). Le résultat ne fut pas probant, surtout à cause du développement et du tirage absolument déplorables de la FNAC : un rendu terne, des noirs très pâles...
Un petit coup de Photoshop pour réhausser les contrastes et approfondir les zones d'ombre, et hop ! résultat ci-dessus.
Puis un autre coup de Photoshop pour le plaisir et le délire.

*Au fait, il y a vraiment un chat sur cette image, d'où le titre ^_^'*

Un dernier rayon de soleil sur des brebis égarées, au Hameau de la Reine, à Versailles.

